Invitée à clôturer pour la première fois le Congrès de l’ADF, Michèle Alliot-Marie a dit
son attachement aux Conseils généraux : « Je suis bien décidée à les défendre ». Le Ministre de l’Intérieur, chargé des collectivités territoriales, a même parlé d’une place à part
dans le paysage institutionnel, « celle de l’affectif ».
Le Ministre a justifié la suppression du contrat de croissance
et de solidarité en évoquant le contexte budgétaire global du pays et la nécessaire participation des collectivités
territoriales à l’effort national en faveur du redressement des finances publiques. Une prise de position courageuse devant une assemblée logiquement dubitative puisque les dotations de l’Etat
inscrites dans le contrat compensent souvent les ressources fiscales dynamiques naguère dévolues aux départements.
Parmi les chantiers du Ministre figure celui de la clarification des missions des
collectivités territoriales. Michèle Alliot-Marie a confirmé l’idée d’une loi organique visant à réaffirmer les blocs de compétences de chaque niveau territorial qui, par définition,
s’imposerait aux lois ordinaires.
Enfin, pour répondre à l’exigence des collectivités territoriales d’être mieux associées à l’élaboration des normes qui les
concernent, le Ministre a évoqué le projet d’une Commission Consultative d’Evaluation des Normes au sein du Comité des Finances Locales qui
ferait écho à l’actuelle Commission Consultative d’Evaluation des Charges.
La Ministre a enfin confirmé l’affectation de 30 millions d’euros du produit des amendes des radars
automatiques aux Conseils généraux. Un succès pour le Groupe DCI de l’ADF qui demande de longue date un geste en ce sens.
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