Le Président du Conseil général de la Marne, René-Paul Savary, a été auditionné cet après-midi par le Sénateur UMP du Puy-de-Dôme Jean-Marc
Juilhard qui mène une réflexion sur la démographie médicale.
C’est davantage la répartition des médecins sur le territoire Français que leur nombre qui pose aujourd’hui
problème. L’inadéquation entre l’offre et la demande de soins est amenée à croître encore dans le monde rural avec le
vieillissement de la population, la diminution des séjours en établissements et la médicalisation de certaines prises en charge. Selon les statistiques de l’Observatoire national de la
démographie des professions de santé, 86 cantons, qui représentent 1.6% de la population, souffrent de sous-médicalisation.
Les Conseils généraux concernés se mobilisent pour attirer les jeunes médecins. Ils le font d’abord par le biais d’aides financières qui peuvent prendre différentes formes : aide à
l’installation, exonération de taxe professionnelle, indemnités de logement... Pour le Président Savary, la formule la plus efficace est celle des bourses
attribuées lorsque le médecin est encore en faculté. En échange de cette aide, l’étudiant s’engage à rester au moins cinq ans en activité dans le département. « En pratique,
le jeune médecin prend goût à la qualité de vie de la campagne et s’y installe définitivement. » explique René-Paul Savary.
Autre solution préconisée par le Président du Conseil général de la Marne : Un système de transport des
personnes souhaitant consulter un spécialiste : « Le médecin spécialiste programme tous les rendez-vous des personnes habitant un même canton sur une seule demi-journée
ce qui permet au Conseil général de mettre à leur disposition un car. »
A terme, il faudra profiter des nouvelles possibilités offertes par les technologies de l’information. Une
consultation préalable par visioconférence permettrait de détecter les urgences mais aussi de conseiller le patient, de le guider vers les bons spécialistes.
Autre initiative : celle du Conseil général de la Lozère qui a créé trois Maisons médicales
pluridisciplinaires qui évitent aux professionnels de la santé d’être confrontés aux problèmes d’isolement et de garde.
Ainsi, même s’il ne s’agit pas d’une de leurs compétences légales, les Conseils généraux ruraux s’investissent largement pour permettre un démographie
médicale équilibrée sur l’ensemble du territoire.
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par Groupe DCI de l'ADF
publié dans :
Aménagement du territoire
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