Le Premier Ministre a demandé à Gilles de Robien, Ministre de l’Education Nationale, de mener une concertation sur l’évolution de la carte scolaire. Celui-ci a reçu l’Assemblée des Départements de France le Mardi 30 janvier. Les Présidents François Scellier (Val d’Oise) et Albéric de Montgolfier (Eure-et-Loir) représentaient le Groupe DCI.
Dans une lettre datée du 5 Février, le Ministre informe l’ADF de l’avancée de sa réflexion. Il lance des pistes qui pourraient faire l’objet d’une expérimentation dès la rentrée 2007.
D’abord, il souhaite que les Conseils généraux, qui ont la charge de la sectorisation des collèges, puissent déléguer cette compétence aux maires des grandes villes et aux présidents des communautés d’agglomération parce que « la carte scolaire serait incontestablement plus lisible et plus cohérente si elle était coordonnée avec d’autres aspects structurants des politiques urbaines ».
Le Ministre propose aussi, en concertation avec les collectivités territoriales, la redéfinition des anciens secteurs et l’ouverture d’une possibilité d’affectation sur un territoire élargi comptant deux à trois établissements.
Pour les lycées, les Recteurs seraient désormais chargés de l’affectation des élèves. Ils prendraient en compte pour cela non seulement le territoire mais aussi le pôle de spécialisation de chaque établissement.
Enfin, le Ministre veut « répondre à un besoin de transparence ». Ainsi, les critères et procédures d’élaboration de la carte scolaire seraient publiés.
Le diagnostic du Gouvernement confirme donc la nécessité de faire évoluer la carte scolaire, en particulier pour renforcer la mixité sociale. Toutefois, les orientations proposées (à commencer par celle visant à déléguer la sectorisation aux grandes villes) n’ont pas encore fait l’objet d’une prise de position officielle de l’ADF.
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Le Sénateur Michel Mercier, Président du Conseil général du Rhône, a présenté un rapport sur le transfert du RMI aux départements dans le cadre des travaux de l’Observatoire de la décentralisation du Sénat.
Afin d’éviter le décalage financier entre la compensation légale, calculée sur le montant que l’Etat consacrait aux dépenses en RMI en 2003, et ce que dépensent aujourd’hui effectivement les départements pour l’allocation, il propose le transfert d’une part de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance voire une dotation de l’Etat calquée sur la dépense elle-même.
Rappelant que les Conseils généraux « n’ont aucune prise sur l’augmentation du niveau du RMI qui relève du Gouvernement », le Sénateur a expliqué que les départements sont ramenés pour cette mission à de simples prestataires de service. C’est pourquoi, il propose de donner aux conseils généraux plus responsabilités, plus de marges de manœuvre.
Il veut aussi que les situations locales soient mieux prises en compte parce que « ce n'est pas la même chose de vivre avec 410 euros à Mende que dans le centre de Paris ».
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Insertion, cohésion sociale
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Après que la France ait ratifié la Charte
européenne de l’autonomie locale par la loi du 10 juillet 2006, elle a enfin déposé à la mi-février les instruments de ratification à Strasbourg.
Il faut dire que le Président de l’Observatoire de la Décentralisation, le Sénateur Jean Puech, s’était personnellement étonné du retard pris dans cette procédure.
Le Président de la Chambre des pouvoirs locaux du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux d’Europe, Ian Micallef, a déclaré que ce dépôt constituait
« un événement important pour la démocratie locale en France, mais aussi pour l’Europe dans son ensemble puisque la totalité des 27 pays
membres de l’Union européenne et 42 des 46 États membres du Conseil de l’Europe, ont jusqu’à présent ratifié ce traité majeur dans le domaine de l’autonomie locale. »
Rappelons que la Charte sert de modèle aux réformes législatives dans le domaine de la
décentralisation. Par exemple, elle préconise l’attribution de blocs de compétences aux collectivités ; elle défend la délégation du service public au niveau d’administration
le plus proche du citoyen ; elle pose le principe de l’indemnisation des élus…
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Europe, international
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La Présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, ne cache pas qu’en cas d’élection elle initiera un mouvement de régionalisation qui pourrait bien menacer l’échelon départemental.
Dès le 13 décembre, dans son discours devant l’Association des Régions de France, elle prônait une « nouvelle étape de la régionalisation », expliquant que « les régions sont suffisamment proches des citoyens pour en connaître les besoins (…) et d’une taille suffisante pour organiser les solidarités et les synergies des bassins de vie ». Faut-il comprendre que la candidate socialiste considère le Conseil général comme un échelon trop petit pour « organiser les solidarités » ?
La candidate persiste et signe le 12 Février en défendant une « régionalisation pour mettre fin à la ruineuse superposition des compétences ». Or, qui dit fin de la superposition des compétences dit suppression d’un échelon. En filigrane, on peut donc craindre que la candidate socialiste remette en cause le niveau départemental.
Sur le site internet « Désir d’Avenir », on trouve la synthèse officielle du débat participatif : « Des régions efficaces et solidaires : quelles réformes ? ». Le document est sans ambigüité. Il indique (sic) : « la quasi-totalité des contributions préconise la suppression des départements » avant d’appeler à un « ménage de printemps institutionnel ».
par Groupe DCI de l'ADF
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