Vendredi 23 avril 2010
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Bruno SIDO, Secrétaire général de l’ADF salue le rapport réalisé par Pierre JAMET à la demande du Premier ministre sur
les finances des départements.
La
qualité de ce texte tient à l’expérience de son auteur, un administrateur territorial, qui travaille
depuis une vingtaine d’année à la tête des services d’un grand département et connaît, à ce titre, le fonctionnement de cette collectivité et ses spécificités.
Le
rapport s’appuie sur une enquête approfondie à partir des chiffres les plus récents et sur une consultation des présidents de conseils généraux et des directeurs généraux des services
départementaux. Un large recensement des bonnes pratiques a été opéré et leur diffusion ne peut être qu’utile aux départements.
Bruno
SIDO se réjouit qu’ait été largement reconnu dans cette étude l’action des départements, et donc le travail accompli par les élus et les agents qui y exercent leur
fonction.
Pierre
JAMET a mis en valeur l’innovation et la diversité des pratiques mises en œuvre au niveau local par les conseils généraux. Celles-ci témoignent de la
vitalité de la décentralisation qui permet d’adapter les actions au territoire et de rechercher toujours l’efficacité.
Il a
soulevé de nombreuses contraintes que subissent les départements et qui leur sont parfois extérieurs : normalisation excessive, outils ou référentiels non adaptés, difficulté de
communication ou de diffusion d’information avec ces partenaires... Il conviendra de traiter dans les meilleurs délais ces sujets afin d’améliorer l’action publique locale et de réaliser des
économies.
Bruno SIDO se réjouit que le Premier ministre ait décidé, à la suite de la remise de ce rapport, de rencontrer en mai
les neuf présidents de conseils généraux membres de la commission exécutive de l’Assemblée des
Départements de France.
Cette
réunion permettra d’aborder tous les points soulevés et les quarante propositions émises mais aussi d’évoquer la question du financement de la
décentralisation sociale et donc de la couverture par l’Etat des trois allocations de solidarité universelle, sujet d’une importance essentielle qui pèse très lourdement sur les finances
départementales et dont l’aggravation est inscrite du fait du vieillissement de la population.
Cette
rencontre sera aussi l’occasion privilégiée de poursuivre les réflexions sur la mise en place d’une vraie péréquation et l’aide aux départements
structurellement en difficulté. Quatre critères pertinents de fragilité des finances départementales ont été identifiés par Pierre JAMET : la part importante de plus de 75 ans dans la
population départementale, le taux de chômage, le revenu moyen des ménages et la densité de la population.
L’impératif de bonne gestion appelle à disposer de moyen de comparer les départements de manière objective et transparente pour
pouvoir rectifier éventuellement les politiques et agir en conséquence, mais aussi pour identifier les pratiques les plus performantes et les diffuser.
Il est
donc essentiel de disposer d’outils d’évaluation identiques et de référentiels communs et adaptés.
Après le constat, Bruno SIDO et ses collègues du groupe de la droite, du centre et des indépendants attendent les
actions. Les départements ont su se remettre en question et évoluer afin de rendre un service de qualité au meilleur coût et sont prêts à
améliorer encore leurs fonctionnements et pratiques. Mais ils attendent en retour que l’Etat modifie son comportement à leurs égards et travaillent à la réduction des contraintes qu’ils imposent
aux collectivités.
Bruno SIDO et les présidents de conseils généraux du groupe de la droite, du centre et des indépendants sont surtout déterminés à obtenir par un dialogue constructif avec le
gouvernement une avancée sur le financement de la décentralisation sociale.
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