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Insertion, cohésion sociale

Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /2009 17:03

Bruno SIDO et Claudy LEBRETON, Secrétaire général et Président de l'ADF, ont rencontré le Ministre du logement, Christine BOUTIN.

Le Ministre a évoqué le Droit Au Logement Opposable évoquant la volonté de mieux informer la population notamment les travailleurs sociaux qui pourraient orienter les publics fragiles.

Elle a aussi présenté les dispositifs en faveur des primo accédants.

Elle s'est intéressée aux observations des départements sur les Plan Départementaux de l'Habitat.

Elle a évoqué la mission confié à François Rivière sur le thème "Logement en territoire".

Les départements ont appelé l'attention du Ministre sur la mauvaise consommation des crédits. Ils ont souhaité une préaffectation d'une part importante de l'enveloppe pour inciter à une consommation plus rapide des crédits.

Elle a confirmé sa présence au séminaire FSL en Gironde. Elle a souhait la mise en place d'un séminaire de travail pour coordonner les modalités d'intervention en cas d'impayés. Trois procédures existent l'étalement des charges, le FSL, la garantie des risques locatifs.

 

La prévention et l'accompagnement rapide permettent d'éviter une dégradation de la situation financière des personnes qui y font face.

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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /2009 19:26





René-Paul SAVARY, président de la commission Insertion coprésidait le séminaire consacré au RSA du mercredi 29 mai avec Michel DINET, 1er vice-Président de l'ADF.



1ère table ronde : 
Comment financer les nouvelles prestations offertes par les départements ?

 

Le département est le chef de file dans le domaine de l'action sociale et aucun acteur ne conteste son rôle. La mise en place du RSA demande une co-construction avec une contractualisation nécessitant une participation volontaire de chaque acteur, chaque patenaire.

La convention territoriale n'est pas une formalité administrative, mais elle doit intégrer chaque acteur dans une dynamique commune. Les département de la Côte d'Or et de la Marne ont communiqué leurs conventions qui diffèrent assez largement.


 

Hervé DROUET (DG de la CNAF) reconnaît le département comme pilote de la prestation. La mise en place du RSA constitue un défi social mais aussi un défi de gestion. Sur son site, la CNAF a mis en place un test d'éligibilité à destination des travailleurs pauvres pour voir s'ils bénéficieraient du RSA. Sur 2,4 millions de personnes ayant utilisé la procédure, 450 000 ont téléchargé un formulaire de demande.

 

Pour être au rendez vous du paiement, la CNAF utilisera un logiciel dit Cristal. Il rappelle que 1,3 millions de personnes basculeront dans le RSA sans réaliser aucune formalité.

 

Pour être au rendez vous de l'instruction (la CNAF est l'un des instructeurs avec le conseil général et les CCAS), des moyens supplémentaires ont été donnés au CAF. Le Directeur général rappelle que la CNAF comme toute administration de l'Etat doit remplacer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite à compter de l'été 2010. Mais une clause de revoyure doit vérifier fin 2009 ou début 2010, si les moyens affectés aux CAFs sont suffisants pour faire face aux charges.

 

Sur les modules, e.RSA sera opérationnelle le module de gestion de premier contact et de recueil des données socio professionnelles, mais les outils de paramétrage permettant l'orientation et la définition des parcours ne seront disponibles qu'à l'automne.

 

Sur les indus, un souci tout particulier a été donné pour éviter les difficultés nés avec le RMI. Une liste nominative des indus avec les raisons de ces derniers sera transmises au département.

Il est rappelé deux caractéristiques qui limiteront la constitution des indus : la fongibilité et le meilleur suivi d'une personne, allocataire du RSA (pas de changement de statut comme à la sortie du RMI).

 

La CNAF rappelle que l'instruction des dossiers est gratuite. Par contre, un accord doit être trouvé, si un départemenent ne met en place de mécanismes d'instruction au sein de ses services et laisse la CNAF instruire tous les dossiers du département.

 

Concernant les agriculteurs, les représentants de la MSA rappelle que 60 à 70 000 d'entre eux seront allocataires du RSA. Des efforts ont été mis en place en terme de moyens.

 

Sont évoqués certains sujets qui posent des difficultés notamment les droits connexes,  locaux et nationaux, et l'éligibilité à la CMU.

 

Les participants ont souhaité souligner la volonté de pas segmenter les publics dans un accompagnement spécifique.

 

Christian CHARPY (Directeur général de pôle emploi) a rappelé la fusion de l'ANPE et de l'ASSEDIC se déroule bien.

L'ANPE travaillait avec 75 départements depuis la décentralisation du RMI, Il souligne cet héritage et cette collaboration qui doit être confortée avec la mise en place du RSA.

 

Il rappelle qu'il est intervenu  devant la commission insertion de l'ADF et espère pouvoir signer bientôt une convention entre l'ADF et Pôle emploi sur les prestations de base exercées à titre gratuit et les prestations complémentaires réalisées à titre onéreux.

Il rappelle que pôle emploi participera au fonction d'orienation. Un doute existait sur cette participation.
 

 

Parmi les besoins pouvant être proposés par pôle emploi, il souligne l'intérêt d'accompagner plus fortement les personnes victimes d'un licenciement économique, un traitement renforcé avec de prestations complémentaires pourra ainsi être mis en place et sera financé par le conseil général  (les partenaires sociaux trouvent nécessaires ces prestations complementaires).

 

De même, les femmes et les hommes très éloignés de l'emploi et qui reprennent une activité, pourront bénéficier d'une action renforcée qui peut prendre la forme d'un agent plus spécialisé ou d'un agent ayant une plus grande disponibilité (gérant un portefeuille d'allocataires moins important que la moyenne). Ces actions supplémentaires seront dans ce cas financées par les  conseils généraux.

Le Directeur de pole emploi rapppelle que chaque territoire doit négocier sa convention et peut faire appel pour les prestations complémentaires et payantes à pôle emploi ou à ses concurrents .

 

Pour les CCAS, ces derniers ont la possibilité d'être instructeur, s'ils en font la demande dans les 18 mois (dispositions législatives introduites à leur demande). 

 

Mme TENEBAUM, représentante de l'UNCASS, apporte des précisions :


Les CCAS ont la volonté d'exprimer leur choix rapidement pour faciliter leur inégration. Ils veulent être associés à l'élaboration des PDI. Concernant le traitement en fonction des revenus c'est déjà à partir du revenu que fonctionnent les CCAS aujourd'hui. Concernant les droits connexes, les CCAS sont généralement les principaux attributaires de ces droits.

 

 

 

Seconde table ronde « les départements au coeur de la synergie territoriale »

 

Certains départements ont déjà mis en place des plateformes uniques réunissant les acteurs de l'insertion. La Côte d'or sous la conduite de son président, François SAUVADET, a invité les usagers et entrrprises au sein de ces plateformes. Les intervenants soulignent la nécessité de s'adapter au contexte local.

 

Un dispositif à destination des moins de 25 ans sera essayé dans ce département.

 

De nombreuses personnes dans la salle interviennent sur l'insertion par l'activité économique. Ce secteur regroupe 5000 entreprises. Il a fait face à une augmentation de 43 % des métiers de l'insertion avec 60 % des salariés qui sont allocataires du RMI.

 

La Meurthe-et-Moselle sous la direction de son président Michel DINET a mis en place 6 conférences conçues comme des lieux d'échanges et de discussion.

 

Les Ardennes sont en phase de préparation du pacte territorial. Patrice GROFF rappelle le cas spécifique des personnes sans formation professionnelle confronté à un très faible besoin.

 

Jean LE GARREC rappelle que les PLIE concernent 350 000 personnes dont 140 000 ont bénéficié d'une reprise d'emploi. 275 salariés de pôle emploi travaillent au sein des PLIE.

 

Les participants rappellent que la crise économique va entrainer la montée du chômage qui risque de concerner près de 3 millions de personnes. Il faut utiliser cette période pour accompagner la mutation économique

 

Les  conseils généraux sont optimistes à l'égard du RSA mais aussi vigilants face à la création de trappe à précarité ou au transfert de risques

 

Il convient d'éviter de sanctuariser certaines situations. On peut se maintenir définitivement dans le RSA. La prestation n'est pas limitée dans le temps. 

 

La présence de pôle emploi dans les plateformes d'accueil d'insertion et d'orientation est confirmée à plusieurs reprises.

 

Michel DINET insiste devant le Haut commissaire, Martin HIRSCH, sur le financement de l'allocation et le besoin pour les départements de bénéficier d'imposition nationale.

Il adresse cette demande en rappelant que la réforme de l'organisation territoriale s'intéresse aussi à une réforme de la fiscalité locale.

 

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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /2009 10:38

 

 

Question d'actualité du 14 mai au Sénat


M. Jean Arthuis. Ma question s'adresse à M. le haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, haut-commissaire à la jeunesse. Prolongeant la question de Mme Brigitte Bout, elle concerne la mise en œuvre du RSA sur l’ensemble du territoire national au 1er juin prochain.


Monsieur le haut-commissaire, je salue votre opiniâtreté et votre persévérance pour porter ce projet emblématique, que le groupe de l’Union centriste a soutenu dès la première heure.


En tant que président du conseil général de la Mayenne, département expérimentateur du RSA depuis un an, je peux témoigner du fait que le revenu de solidarité active, ça marche ! 

 

Cela étant, la crise et la dégradation du marché du travail compliquent singulièrement notre tâche. C'est la raison pour laquelle, monsieur le haut-commissaire, je souhaite m’assurer que, à la veille de la généralisation du dispositif, les partenaires impliqués et mobilisés disposent bien des moyens nécessaires à la réussite de cette démarche.

Ainsi, j’aimerais savoir si les emplois que les caisses d’allocations familiales étaient autorisées à créer ont bien été pourvus, si les agents ont été formés  afin d’éviter les engorgements qui retardaient la liquidation des sommes dues aux bénéficiaires du RSA


M. Jean Arthuis. Je voudrais également être sûr que les systèmes informatiques ont bien fait l’objet d’une refonte et que cette dernière est achevée, de telle sorte que les paiements soient assurés dans les délais requis.

Je voudrais aussi être certain que l’information soit mise à la disposition des conseils généraux pour qu’ils puissent exercer leurs responsabilités, éviter le paiement d’indus, et pour que les contrôles a posteriori nécessaires puissent être diligentés.


M. Jean Arthuis. Je voudrais enfin être sûr que le partenaire Pôle emploi est en mesure de proposer aux conseils généraux des prestations d’accompagnement individualisées des hommes et des femmes confrontés à des difficultés de retour à l’emploi,…

M. Jean Arthuis. … et qu’il est prêt à conclure des conventions à des conditions financières durablement supportables par les conseils généraux


M. Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, haut-commissaire à la jeunesse. Monsieur Arthuis, votre question en témoigne, vous connaissez particulièrement bien le sujet. Vous avez d’ailleurs contribué à entraîner vos collègues ainsi que les différents acteurs dans une réforme qui devait changer la situation. Il n’était en effet plus pensable que les bénéficiaires du RMI perdent de l’argent quand ils retrouvaient du travail, ou qu’ils n’aient qu’une faible probabilité d’inscription au service public de l’emploi. Ils ne pouvaient plus relever d’un système qui les marginalisait, alors qu’ils souhaitaient reprendre un travail.

De simples mesures technocratiques étaient insuffisantes. Il fallait changer les textes, les esprits et élaborer une loi qui donne de la souplesse aux acteurs locaux, tout en les obligeant à un partenariat.

M. Martin Hirsch, haut-commissaire. Ce sont non pas des mots, mais des faits ! Tous ceux qui ont voté le texte, qui se sont impliqués, qui ont retroussé leurs manches le savent !



M. Martin Hirsch, haut-commissaire. En voici la preuve : soixante-quatre des quatre-vingt-quinze départements ont signé une convention avec Pôle emploi et avec les caisses d’allocations familiales pour pouvoir orienter les personnes. Je le répète : ce sont non pas des mots, mais des faits !

M. Martin Hirsch, haut-commissaire. M. Arthuis évoquait la crise. Bien sûr, en raison de ce contexte, les offres d’emploi ont diminué sur l’ensemble du territoire. Mais dans les zones expérimentant le RSA, au cours des six derniers mois, le taux de retour à l’emploi a été bien meilleur qu’ailleurs.

M. Martin Hirsch, haut-commissaire. C’est grâce au système et à la mobilisation des différents acteurs.

Hier, j’ai fait le point et j’ai constaté que les caisses d’allocations familiales avaient bien recruté et formé 1 250 agents.

Pour ce qui concerne le système informatique, centralisé à Caen, il a été testé à 90 %. Il sera bientôt opérationnel.

!

M. Martin Hirsch, haut-commissaire. Des garanties ont été apportées : le versement du revenu de solidarité active ne connaîtra pas de retard. Le premier versement aura bien lieu le 6 juillet prochain.


Pour sa part, Pôle emploi a formalisé son offre pour assurer gratuitement aux départements qu’ils prendront en charge les allocataires du RSA dans les conditions de droit commun.

Cette question étant complémentaire de celle qui était relative aux droits connexes, je vous indique, mesdames, messieurs les sénateurs, que, auparavant, il y avait, d’un côté, des droits connexes réservés au RMI – dorénavant, il n’existe plus d’effet de seuil – et, de l’autre, des prestations fermées aux RMIstes qui sont maintenant ouvertes à tout le monde.

Oui, la mise en place du RSA sera difficile, de surcroît en cette période de crise. Mais qui pourrait prétendre baisser les bras en matière sociale et se croiser les doigts vis-à-vis des RMIstes en une telle période ?

M. Martin Hirsch, haut-commissaire. Nous continuerons à mener à bien cette réforme, comme tel fut le cas dans un tiers des départements, ceux qui ont conduit l’expérience ! 

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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /2009 21:24
René Paul SAVARY, appuyé par plusieurs présidents a obtenu du bureau le retour de la négociation avec pole emploi pour conclure une convention nationale, où ne figurera aucune obligation financière.

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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /2009 19:16
 

 

Le Haut-commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, a annoncé cette semaine que 500.000 personnes en activité avaient déposé un dossier pour percevoir le RSA, depuis son entrée en vigueur le 1er juin.

              Ces personnes s'ajoutent aux bénéficiaires du revenu minimum d'insertion (1,13 million de foyers) et de l'API (allocation pour parent isolé, 200.000 bénéficiaires). Les premiers versements ont eu lieu le lundi 6 juillet.

 

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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /2009 20:14
La Cour des Comptes a rendu un rapport sur la décentralisation qui reconnait la spécificité des finances départementales.

Il souligne le financement non assuré de la décentralisation sociale.

Surtout il rappelle la situation de certains départements ruraux. Pour la Cour
"Ce sont souvent les départements les plus pauvres, ceux qui disposent des recettes fiscales les moins dynamiques qui doivent en même temps faire face aux charges les plus importantes",

Pour lire le rapport, cliquez ci-dessous :
Rapport-decentralisation-271009-3.pdf Rapport-decentralisation-271009-3.pdf

Pour lire sa synthèse, cliquez ci-dessous
Synthese-rapport-thematique-decentralisation-271009-1.pdf Synthese-rapport-thematique-decentralisation-271009-1.pdf
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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /2010 17:30

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Le journal "Les Echos" rapporte des propos du Rapporteur général du Budget sur les lois sociales (APA, PCH) qui seraient trop généreuses qui sont , selon luin, « au dessus de nos moyens ».

 

Le rapport de la Cour des Comptes sur la décentralisation avait dénoncé le non financement de la décentralisation sociale, notamment de l'Allocation Personnalisée pour l'Autonomie mise en place par une Loi de juillet 2001 par le gouvernement JOSPIN.

 

Celle-ci s'est vu attribuer des recettes peu dynamiques alors que les dépenses compte-tenu du vieillissement de la population ne cessent de croitre et de manière pérenne. aujourd'hui les départements en charge de cette compétence doivent réduire les actions de leurs autres domaines d'action afin de pouvoir verser ces allocations.

 

 

 

 

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