Mardi 14 novembre 2006
L’association « SOS Villages
d’Enfants », présidée par Pierre Pascal, gère 13 villages en France qui accueillent des enfants dans le cadre de mesures d’assistance éducative. La
spécificité de l’association est de ne pas séparer les fratries dans le placement : « Parce qu’ils sont séparés de leurs parents, ces enfants ont encore plus besoin de
l’affection de leurs frères et sœurs. » explique Rémy Mazin, le Directeur de l’association.
Parrainée par la comédienne Anny Duperey, l’association fête ses 50 ans. A cette occasion, elle organisait le Jeudi 9 novembre à la Maison de l’UNESCO
un colloque sur le thème : « La fratrie dans le cadre du placement ». Démographes, psychologues et sociologues ont ainsi analysé le lien fraternel
dans la construction sociale et affective d’une personne à chacune des étapes de sa vie.
Le colloque a aussi permis de dresser le bilan de « l’expérience SOS villages d’enfants » notamment par une étude comparée de fratries
placées ensemble ou séparément menée par la psychologue québécoise Katherine Beauregard ainsi que par une enquête menée auprès des adultes qui ont été accueillis un jour dans le village de
Marseille.
Le Président Louis de Broissia représentait l’Assemblée des Départements de France au colloque. Il
a déclaré : « En matière de prise en charge, la solution proposée par "SOS Villages d’enfants" apparait comme l’une des réponses les plus abouties parce qu’elle
concilie l’affection que seul un cadre de vie familial peut apporter et l’accompagnement rendu possible par les services du village comme le suivi psychologique ou les
animations. »
Le Sénateur de la Côte-d’Or en a profité pour demander l’accélération du calendrier du projet de loi réformant
la protection de l’enfance : « Il est indispensable que le texte soit rapidement examiné par l’Assemblée Nationale car les problèmes posés sont réels, sérieux et
urgents : 19 000 enfants ont été victimes de mauvais traitements en 2004. »
En savoir plus :

Les Elus Locaux Contre l’Enfance Maltraitée (ELCEM) et l’Ecole Normale Sociale (ENS) ont créé un département de formation à destination des élus locaux sur les questions liées à la protection de l’enfance.
Le GIP « enfance maltraitée » (GIPEM) réunit deux outils importants du dispositif national de la protection de l’enfance : 