L’Institut de la décentralisation a vocation à « éclairer la
délibération publique sur l'ensemble des questions ayant trait à la décentralisation, à l'organisation du territoire et à la gestion locale ». Respectueux du pluralisme politique, il est composé
de 16 régions, 27 départements et 30 communes.
Comme il l’avait fait devant les instances de l’AMF et de l’ARF, le co-président de l’Institut, Adrien Zeller,
Président du Conseil régional de l’Alsace, est intervenu lors du Bureau de l’ADF du 15 Mai pour présenter les « propositions pour une nouvelle
décentralisation ».
Ces propositions s’articulent en sept chapitres :
- En finir avec le problème du cumul des mandats notamment par l’instauration du mandat unique pour les Députés.
- Faire du Sénat un Bundesrat à la Française avec par exemple la désignation d’office à la
Haute-Assemblée des Présidents de Conseils régionaux et généraux ainsi que des Maires des grandes villes.
- Organiser une inflexion régionale de la décentralisation qui passerait par un effacement du
Conseil général en zone urbaine : ses compétences seraient partagées entre la région et la commune.
- Conforter et démocratiser l’intercommunalité en faisant élire les Présidents des communautés au
suffrage universel direct et en élaborant un système mixte pour les conseillers communautaires alliant suffrage direct et désignation par les communes.
- Spécialiser et hiérarchiser les niveaux de collectivités en rompant avec la méthode des blocs de compétences.
- Partager les impôts modernes et repenser la péréquation en allant vers un impôt local sur le revenu.
Ces différentes pistes sont loin de toutes obtenir le consentement du Bureau de l’ADF. Le Président Louis de Broissia (Côte-d’Or) a par exemple dit
son attachement à un bicamérisme équilibré. Le Président Bruno Sido (Haute-Marne) a mis en garde contre une régionalisation excessive : Rappelant que le département est antérieur à la
République, il a plaidé pour l’élargissement des périmètres des régions et la constitution de grandes régions comparables aux länder allemands et aux provinces espagnoles.
Le bureau unanime a dit sans surprise son hostilité à l’idée d’un effacement du Conseil
général dans les zones urbaines qui sont celles qui rencontrent le plus de difficultés sociales et qui ont donc le plus besoin
de son intervention.
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C’est le Sénateur Michel Mercier, Président du Conseil général du Rhône, qui présidera le nouveau groupe de travail de l’Assemblée des Départements de France réunissant les départements comptant plus d’un million d’habitants. Les vice-présidents seront Dominique Dupilet (Pas-de Calais) et François Scellier (Val d’Oise)
Le Sénateur Louis de Broissia demande qu’une démarche comparable soit menée pour les départements les moins
peuplés compte tenu de l’effet de ciseau provoqué par un faible revenu fiscal par habitant et des dépenses rendues plus lourdes par la spécificité des territoires
ruraux.
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La collectivité de Saint-Pierre-et-Miquelon vient officiellement d’adhérer à l’Assemblée des Départements de France. Rappelons que les listes « Archipel Demain » menées par Stéphane Artano ont remporté les élections cantonales de Mars 2006 avec 66% des voix.
Cette belle victoire a permis au Groupe de la droite, du centre et des indépendants de compter un cinquantième département membre.
L’adhésion à l’ADF est un moment important mais elle n’est qu’une étape formelle dans la mesure où
le Groupe DCI travaille déjà depuis plusieurs mois avec l’équipe de Stéphane Artano.
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Il l’a fait ! Alors que même les Députés socialistes, comme leurs collègues Sénateurs auparavant, ont choisi de s’abstenir « positivement » sur le projet de loi réformant la protection de l’enfance,
le Président de l’ADF continue de critiquer tout et tout le temps.
Il critique le fait que le projet de loi ne transfère pas aux Conseils généraux la médecine scolaire alors qu’il n’a de cesse de réclamer une « pause » dans les transferts de compétences aux collectivités territoriales.
Il critique l’absence supposée de compensation financière oubliant de parler de la création du fonds national de financement de la protection de l'enfance au sein de la Caisse nationale des allocations familiales dont l’objet est précisément de « compenser les charges résultant pour les départements de la mise en œuvre de la loi ».
Il critique d’éventuelles contradictions entre le projet de loi et le texte relatif à la prévention de la délinquance sans parler du travail mené conjointement par l’ADF et le Ministère de l’Intérieur sur la coordination des deux textes, en particulier sur les mesures d’accompagnement parental et sur le dossier du partage de l’information.
Une fois de plus, le Président Lebreton confond ses fonctions partisanes de la FNESER et son mandat au service des 102 Présidents des Conseils généraux. Cela se fait au détriment des départements qui, à nouveau, apparaissent comme les « pleureurs de la République ».
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