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Groupe DCI de l’ADF
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Steven PRUNETA
Conseiller du Secrétaire Général
Lundi 30 octobre 2006
Lors de sa conférence de presse mensuelle, le Premier Ministre a annoncé un projet de loi pour accentuer la parité dans la vie politique.
 
Il imposera la parité dans l’exécutif des communes de plus de 3 500 habitants et dans celui des Conseils régionaux. Il augmentera de 50% les pénalités financières à l’encontre des partis politiques ne présentant pas le même nombre de femmes que d’hommes aux élections législatives.
 
Les départements seront aussi concernés par le texte. En effet, afin de constituer, selon les termes de Matignon, « un vivier nouveau d’élues locales », chaque Conseiller général aura désormais un suppléant du sexe opposé.
 
Sur la forme, il est regrettable que l’Assemblée des Départements de France n’ait été ni consultée ni même informée de cette annonce.
 
Sur le fond, le débat est ouvert. Auditionné mardi par la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée Nationale, le Sénateur Gérard Deriot, Président UMP du Conseil général de l’Allier, s’est montré ouvert à la création d’une fonction de suppléant tout en rappelant que celle-ci n’est efficace qu’à long terme, puisque par définition… le suppléant n’est pas élu.
 
Il a souligné la difficulté rencontrée à trouver des femmes candidates dans certains départements : « Elles craignent de ne pas pouvoir cumuler cet engagement avec leurs vies familiale et professionnelle ». L’élection cantonale est pour le moment la seule où on se présente seul : « Avec un suppléant, les femmes seront peut-être davantage incitées à se lancer. »
 
Le Député UMP François Scellier, Président du Conseil général du Val d’Oise, qui avait déposé une proposition de loi sur ce thème dès 2002, a accueilli favorablement l’annonce du Premier Ministre. Il rappelle que les femmes ne représentent aujourd’hui que 10.4% des élus départementaux.
 
Pour lui, un suppléant permettrait en outre de supprimer les élections cantonales partielles (16 depuis janvier) : « L’expérience montre que ces élections partielles se traduisent généralement par une forte abstention donnant à tort à la vie démocratique des apparences de faiblesse. »
 
Autre son de cloche chez Yves d’Amecourt, Conseiller général d’opposition de la Gironde, pour qui la priorité est le renouvellement des générations : « La parité se fera naturellement à condition que le renouvellement des générations s’effectue normalement. Les jeunes générations sont culturellement beaucoup plus paritaires que les anciennes, c'est la force de la culture qui imposera la parité, pas la loi.»
 
Dans tous les cas, les autres mesures pour favoriser la parité dans la collectivité départementale semblent difficiles à mettre en œuvre. Une réforme du mode de scrutin parait difficile compte tenu du fort attachement des élus au canton, en particulier dans le monde rural. La mise en place de sanctions financières à l’encontre des partis est peu envisageable dans la mesure où les Conseils généraux comptent de nombreux élus sans étiquette. 
 
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par Groupe DCI de l'ADF publié dans : Démocratie locale
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Lundi 30 octobre 2006
Dans un élan (dont on n’ose pas mettre en doute la spontanéité), chacun des Présidents des Conseils régionaux a publié un communiqué de presse pour critiquer les contrats de projets Etat-Régions qu’ils doivent signer avant le 31 décembre prochain.
 
Les Présidents des Conseils généraux se trouvent bien souvent au milieu d’une bataille de chiffres entre les Préfets de Région et les Conseils Régionaux. C’est pourquoi, le Sénateur Gérard Bailly, Président du Conseil général du Jura, a interrogé le Ministre délégué à l’aménagement du territoire, Christian Estrosi, lors de la séance des questions orales du 25 octobre.
 
Alors que les régions prétendent que les crédits de l’Etat baisseront dans la période 2007-2013, le Ministre a rappelé que les enveloppes n’ont plus le même contenu. Le meilleur exemple est celui du volet routier : Il représentait 40% des contrats de plan mais n’a plus de raison de figurer aux contrats de projets après le transfert des routes aux Conseils généraux jugés « plus efficaces que les bureaux parisiens ». Christian Estrosi précise : « A périmètre comparable, l’effort sera de 10.5 milliards d’euros sur sept ans alors qu’il a été de 9.2 milliards entre 2000 et 2006 ». (Le Ministre compare ici les crédits effectivement engagés sur la précédente période avec ceux inscrits dans les futurs CPER.)
 
En revanche, la baisse des crédits européens est réelle. Toutefois, il faut rappeler que la France bénéficiait jusqu’ici de 16 milliards d’euros et qu’elle se maintiendra, malgré l’entrée de 10 nouveaux pays dans l’Union Européenne, à 14.3 milliards.
 
Par ailleurs, le Ministre, rappelant les recommandations de la Cour des Comptes, a plaidé pour « la fin du saupoudrage » des crédits et la définition d’orientations claires, de « stratégies nationales, voire internationales. »
 
Enfin, conformément à ce que souhaite le Groupe DCI de l’ADF, le Ministre a confirmé que les départements pourront contractualiser directement avec l’Etat : « Si un département (…) veut discuter en direct avec l’Etat sur un projet qui n’intéressait pas la région, il le peut. Il n’y a plus de menu, c’est maintenant à la carte. »
 
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par Groupe DCI de l'ADF publié dans : Aménagement du territoire
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Mercredi 25 octobre 2006
Après la publication du Rapport Courtial, qui plaide pour le transfert des parcs de l’équipement aux Conseils généraux, tout porte à croire que le Gouvernement présentera bientôt au Parlement le rapport prévu sur cette question à l’article 104 de la loi du 13 août 2004. Après que chaque département ait préparé un projet d’orientations stratégiques, un projet de loi serait déposé pour un transfert effectif au 1er janvier 2009.
 
C’est dans ce contexte que les Présidents Louis de Broissia, Philippe Adnot et Gérard Bailly ont rencontré à sa demande une délégation du Syndicat National CGT des Ouvriers des Parcs et Ateliers (SNOPA).
 
Ils ont présenté au syndicat la position du Groupe DCI de l’ADF sur ce dossier. Les Présidents sont favorables au transfert qui apparait comme le prolongement naturel du transfert des agents de l’équipement et des routes nationales d’intérêt local. Ils souhaitent qu’il s’effectue de manière souple, dans des modalités et un calendrier propres à chaque Conseil général. Tout en saluant le grand professionnalisme des agents, ils disent leur inquiétude sur la prise en charge des Ouvriers des Parcs et Ateliers (OPA) qui bénéficient d’un « quasi statut » et souhaitent que les nouveaux agents, recrutés après le transfert, puissent intégrer les cadres d’emplois traditionnels de la fonction publique territoriale. « C’est une question d’équité vis-à-vis des agents départementaux assumant déjà des tâches proches. » glisse Philippe Adnot.
 
Après un échange constructif, le Président Louis de Broissia souhaite que le dialogue entre l’ADF et le SNOPA se poursuive, en particulier sur trois questions : Comment l’Etat et les communes peuvent garantir le maintien de leur niveau de commande, y compris après la période transitoire ? Quel devenir pour le compte de commerce de l’Etat ? Quels sont précisément les avantages liés au « quasi statut » des Ouvriers des Parcs et Ateliers ?
 
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par Groupe DCI de l'ADF publié dans : Aménagement du territoire
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Mercredi 18 octobre 2006
Dans un communiqué, le Président Louis de Broissia a répondu au Président du Conseil général du Nord qui a récemment qualifié les contrats d’avenir « d’escroquerie financière » : « L’escroquerie ne vient pas d’où l’on croit. Prétendre, comme il le fait, que la signature d’un contrat d’avenir engendre une diminution de la compensation versée par l’Etat au département au titre du transfert du RMI est un mensonge pur et simple. »
 
Le Sénateur de la Côte-d’Or a appelé les Présidents des Conseils généraux de gauche à « faire preuve de modération dans leurs critiques, devenues systématiques ».
 
Il a rappelé que le Gouvernement a pris deux mesures fortes pour encourager la signature de nouveaux contrats d’avenir.
 
D’abord, l’abondement extralégal de 500 millions par an pendant trois ans, inscrit dans le fonds de mobilisation départementale pour l’insertion, afin d’aider les Conseils généraux à faire face à l’augmentation du nombre d’allocataires du RMI, sera réparti en partie en fonction de l’implication des départements dans le plan de cohésion sociale et donc dans le dispositif « contrats d’avenir ».
 
Par ailleurs, le Gouvernement vient d’annoncer que l’Etat participerait à 15% du financement de l’aide forfaitaire versée à l’employeur d’un contrat d’avenir, aujourd’hui à la seule charge du Conseil général. Cette mesure sera même rétroactive puisqu’elle s’appliquera à tous les contrats d’avenir signés après le 15 octobre 2006. C’est un geste très fort.
 
L’insertion sociale et professionnelle des allocataires du RMI est un sujet trop grave pour être en permanence source d’approximations, d’inexactitudes et de polémiques. Que tous les départements continuent de faire le maximum pour la réussite du plan de cohésion sociale dont les objectifs transcendent les clivages politiques. Qu’ils se considèrent comme des acteurs résolus du retour à l’emploi et non comme de simples « gestionnaires d’un public à insérer ».
par Groupe DCI de l'ADF publié dans : Insertion, cohésion sociale
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Mardi 17 octobre 2006
Le Président de la République a fait de la lutte contre l’insécurité routière l’un des chantiers prioritaires de son quinquennat. Le Gouvernement a donc impulsé une politique offensive reposant à la fois sur la sensibilisation des usagers de la route, sur l’amélioration de la formation et sur l’aggravation des sanctions.
 
Dans le cadre de ce troisième volet, 1500 radars automatiques ont été mis en place depuis 2003, dont une grande partie sur les routes départementales et sur les routes nationales d’intérêt local, à la charge des Conseils généraux.
 
Louis de Broissia vient d’adresser un courrier au Ministre des transports, Dominique Perben, à propos du produit de ces radars. Actuellement, celui-ci est réparti entre le financement de nouveaux appareils et l’Agence de financement des infrastructures de transport de France pour le développement du réseau routier. Seul le reliquat éventuel, lié au dépassement de plafonds fixés par décret, est potentiellement versé aux collectivités locales.
 
Pour le 1er vice-président de l’ADF, « Cette répartition doit évoluer au regard des nouvelles compétences des départements en matière de voirie. il serait juste de tirer les conséquences du transfert des routes nationales d’intérêt local et des personnels de l’équipement en affectant au moins en partie les produits de la politique de sécurité routière à ceux qui ont précisément la charge de la sécurisation des infrastructures. »
 
Louis de Broissia relaye ici une demande unanime des Présidents des Conseils généraux, exprimée à plusieurs reprises par  l’ADF.
par Groupe DCI de l'ADF publié dans : Aménagement du territoire
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