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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /2010 17:38

Bruno SIDO, Secrétaire général de l’Assemblée des Départements de France  salue la détermination du Président de la République, Nicolas SARKOZY, à « engager immédiatement la réforme de la dépendance » dès que « la réforme des retraites aura été signée ».

 

Les présidents de conseils généraux du groupe de la droite, du centre et des indépendants réunis à Chartres le 27 mai dernier avaient appelé à l’ouverture urgente de ce chantier pour aider les départements à assumer leurs missions et préserver ces prestations en faveur des personnes fragiles notamment les aînés, les personnes handicapées qui font la force et l’unicité de la redistribution française.

 

Les départements  éprouvent de grandes difficultés budgétaires en 2010 notamment du fait du poids des allocations liées à la dépendance, allocation personnalisée pour l’autonomie (APA) et prestation de compensation du handicap (PCH), qui n’ont pas été correctement financées à l’origine, les ressources transférées pour assumer ces charges s’étant révélées très largement insuffisantes.

 

La suppression de la vignette automobile perçue par les départements au profit des aînés par le Ministre des Finances, Laurent FABIUS a contribué à aggraver la situation. Heureusement, Jean-Pierre RAFFARIN, Premier ministre, a créé une journée de solidarité pour accroître les sommes consacrées à la dépendance et mis en place la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) pour assurer une sanctuarisation de ces ressources, même si on peut regretter qu’un milliard d’euros soit reversé à l’Assurance maladie au lieu de revenir aux départements.

 

Le Chef de l’Etat a rappelé que ce sera le dernier grand chantier de son quinquennat. Si,  aujourd’hui, il y a un million de personnes âgées dépendantes, ce chiffre va augmenter du fait du vieillissement de la population française. Les départements ne peuvent plus assumer le poids de ces charges qui progresse de plus de 5 % par an. La réforme de  la taxe professionnelle limitera de plus leur capacité à lever l’impôt et les dotations de l’Etat aux collectivités sont gelées.

 

Les Présidents de conseils généraux du groupe de la droite, du centre et des indépendants ont déjà fait des propositions concrètes : la création d’une nouvelle journée de solidarité, la création d’un fonds d’urgence avec les excédents de la CNSA ou du fonds national de solidarité active…

 

Bruno SIDO et ses 43 autres collègues,  présidents de conseils généraux du groupe de la droite, du centre et des indépendants expriment leur grande satisfaction devant les propos du Président de la République qui a rappelé que « le gouvernement devait régler cette question concrète qui se pose aux français ».

 

Aujourd’hui, ils attendent avec impatience cette  réforme du mode de financement de l’allocation personnalisée pour l’autonomie et de la prestation de compensation du handicap, seul moyen de financer enfin et de manière pérenne la décentralisation sociale, et aussi de permettre aux départements de pouvoir faire face à leurs missions.

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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /2010 15:04

 

Bruno SIDO et ses collègues Eric DOLIGE, Philippe LEROY, Roland du LUART, André TRILLARD, Alain DUFAUT

ont présenté un amendement visant à obliger les départements à avoir un nombre impair d'élus pour limiter les présidences au bénéfice de l'âge.

 

Cet amendement a été retiré me nouveau tableau de répartition satisfaisant cette exigence ancienne de l'ADF.

 

 

Amendement n°12 rectifié bis, présenté par MM. Sido, Doligé, Leroy, du Luart, Trillard, Dufaut et Pointereau.

 

Après l'article 1er AA, insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Dans chaque département, le nombre de conseillers territoriaux est impair.

 

M. Rémy Pointereau. - Cet amendement vise à supprimer les présidences au bénéfice de l'âge des assemblées départementales qui seront possibles dans 42 départements, selon le tableau préparé par le Gouvernement.

Ce dispositif, guère en phase avec une démocratie moderne, ne contribue pas au renouvellement des assemblées départementales.

 

M. Jean-Patrick Courtois, rapporteur. - Cet amendement reprend une revendication de l'ADF pour des motifs évidents. Il est satisfait par le tableau de la commission.

 

L'amendement n°12 rectifié bis est retiré.

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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /2010 12:00

Voici donc la nouvelle répartition des conseillers territoriaux par département (en parenthèse les chiffres initiaux votés à l’Assemblée nationale).

 

Tableau des conseillers territoriaux Sénat Tableau des conseillers territoriaux Sénat

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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /2010 10:34

 

Eric DOLIGE et ses collègue Bruno SIDO, Rémy POINTEREAU, Roland DU LUART, Louis PINTON, Philippe LEROY, Mme ROZIER et Albéric de Montgolfier ont présenté un amendement qui permet au suppléant du conseiller général de le remplacer en cas de démission.

Cette mesure permettra au 90 % de femmes suppléantes d'accéder plus facilement au poste de conseiller général.

 

L'amendement a été adopté.

 

 

M. le président. - Amendement n°246 rectifié, présenté par MM. Pointereau, Cornu, Doligé, Lecerf, Mayet, Pinton, Laurent et Doublet, Mme Rozier et MM. B. Fournier, Pierre et Trillard.

Après l'article 1er B, insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Par dérogation à l'article L. 221 du code électoral, le remplaçant d'un conseiller territorial, de sexe opposé à celui-ci, est appelé à le remplacer si son siège devient vacant pour quelque cause que ce soit.

 

M. Rémy Pointereau. - Cet amendement reprend une disposition proposée par le Gouvernement adoptée à l'Assemblée nationale. Cette disposition favorise la parité.

 

M. Jean-Patrick Courtois, rapporteur. - En effet. Avis favorable.

M. Alain Marleix, secrétaire d'État. - Avis favorable.

 

M. Nicolas About. - J'ai retiré l'amendement identique n°559 au profit de l'amendement n°263 rectifié ter qui a le mérite de codifier la disposition, ce qui la rendrait immédiatement applicable.

M. le président. - Amendement n°263 rectifié ter, présenté par MM. Doligé, Sido, Pointereau, du Luart, Pinton et Leroy, Mme Rozier et M. de Montgolfier.

Après l'article 1er B, insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Au premier alinéa de l'article L. 221 du code électoral, après les mots : « démission en application des articles L. 46-1, L. 46-2, L.O. 151 ou L.O. 151-1 du présent code », sont insérés les mots : « ou pour tout autre motif ».

 

M. Rémy Pointereau. - Cet amendement est semblable au précédent.

 

M. Nicolas About. - Mais il est meilleur !

 

M. Jean-Patrick Courtois, rapporteur. - La commission aussi préfère l'amendement n°263 rectifié ter.

M. Alain Marleix, secrétaire d'État. - Le Gouvernement est très favorable à cet amendement.

 

M. Jean-Jacques Hyest, président de la commission des lois. - Je demande la priorité pour l'amendement n°263 rectifié ter.

La priorité, demandée par la commission et acceptée par le Gouvernement, est de droit.

 

M. Pierre-Yves Collombat. - Si vous vouliez maintenir la parité en l'état, vous n'auriez pas modifié le dispositif.

Parité, parité chérie, que de turpitudes commet-on en ton nom !

Avec cet amendement, un mâle se présentera, avec une dame comme suppléante.

 

Mme Isabelle Debré. - Ce peut être l'inverse !

 

M. Pierre-Yves Collombat. - Puis il se retirera. On l'a vu en Paca. Cette vision condescendante des dames est bizarre. C'est une turpitude !

 

Mme Évelyne Didier. - Le régime électoral n'a pas encore été fixé.

 

M. Nicolas About. - Cela s'applique à l'existant.

 

Mme Évelyne Didier. - En invoquant dans l'objet de l'amendement le plus grand accès des femmes aux élections, on se moque du monde ! (Applaudissements à gauche)

Dans 90 % des cas, les femmes seront suppléantes. Concrètement, elles recevront les personnes que le titulaire ne voudra pas voir, feront les déplacements qu'il ne voudra pas accomplir !

Cette disposition me choque ! (Applaudissements à gauche)

 

 

 

M. Alain Vasselle. - Je suis effaré par ce que vous venez de dire ! (« Ah ! » à gauche) Vous dévalorisez les femmes en les considérant incapables de se faire élire au scrutin uninominal. L'amendement s'applique aux suppléants hommes et femmes.

Au lieu d'interdire dans la Constitution une parité dévalorisante pour les femmes...

 

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. - C'est la troisième fois qu'on nous sert cet argument !

 

M. Alain Vasselle. - ...il aurait mieux valu adopter cette disposition, qu'il faudrait étendre aux députés.

 

Mme Dominique Voynet. - Dans notre pays, le pouvoir s'incarne au masculin. Pour réussir en politique, une femme doit être adoubée par un homme.

Deux scénarios : le jeune ambitieux dont les dents rayent le parquet fera appel à une femme maternante qui lui préparera le café, tiendra la permanence et répondra à son courrier, (exclamations à droite) ou bien un vieillard chenu se donnera une image agréable grâce à une jeune suppléante qui attendra qu'il se démette pour cause de cumul ou simplement qu'il décède. (On s'indigne à droite) Sur l'accès des femmes aux fonctions électives, on recule depuis quelque temps. On a un bel exemple ce soir de la démagogie qui règne ici quand un projet de loi mal ficelé épuise ceux qui le défendent et ceux qui le combattent. (Marques d'accablement à droite)

 

Mme Catherine Procaccia. - Je voterai cet amendement que nous avions présenté en 2006 à la Délégation aux droits des femmes. Comme conseillère générale, j'ai un suppléant homme.

Les élections cantonales partielles donnent lieu à une très faible participation électorale : la légitimité des élus est contestée. L'amendement ne favorise pas l'élection mais l'accès des femmes aux fonctions électives. Des démissions provoquent des élections partielles, à l'occasion desquelles des femmes pourront être élues. L'amendement n'est pas la panacée mais fait avancer les choses. (« Bravo ! » et applaudissements à droite)

 

Mme Isabelle Debré. - J'approuve sans réserve les propos de Mme Procaccia. Ceux de Mme Voynet ne donnent pas envie de voter pour des femmes. (Rires à droite et exclamations à gauche)

Je voterai l'amendement par volonté de simplification. Dommage que certaines femmes ne soient pas crédibles. Soyons calmes et donnons l'exemple !

 

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. - M. Vasselle vient de dire que la parité était humiliante pour les femmes. (Vives protestations à droite) M. Lecerf, Mme Troendle avaient déjà avancé cet argument.

Avant le vote sur la parité, l'Observatoire de la parité avait auditionné les dirigeants des partis : le secrétaire général du RPR avait déclaré que des femmes suppléantes seraient présentées aux élections législatives, ce qui leur permettrait de faire leur apprentissage avant de se présenter ensuite à la candidature.

Vous récidivez aujourd'hui dans le même registre. Les femmes ont donc besoin de se préparer pour être compétentes, mais combien d'hommes ont passé un examen de compétences ?

 

M. Yves Daudigny. - Mon opposition à l'amendement est totale, car il s'agit d'un déni de démocratie, qui ouvre la voie à l'élection masquée.

 

M. Christian Cointat. - Comme avec la proportionnelle !

 

M. Gérard Bailly. - Jean-françois Kahn, célèbre pour ses attaques contre le monde politique, a été candidat dans notre région, pour démissionner sitôt élu !

 

M. François Fortassin. - Il y a plus de femmes que d'hommes médecins, plus d'enseignantes. Pourquoi prétendre qu'une résistance machiste empêche l'élection de femmes ?

 

 

Mais M. Daudigny a formulé une objection réelle : dans quelle mesure un élu peut-il choisir son successeur ?

 

M. Bruno Sido. - Et la proportionnelle ?

 

M. François Fortassin. - Si ce dispositif est une aubaine pour certaines, c'est discutable. Mais je me garderai d'opposer les machistes aux féministes car j'ai cinq filles. (Sourires)

 

M. Marc Daunis. - Le parallèle entre scrutin de liste et suppléance est injustifié.

 

Mme Muguette Dini. - L'amendement, censé favoriser l'accès des femmes, part donc du principe qu'il y aura surtout des candidats hommes. Sans l'objet, j'aurais pu voter l'amendement.

 

M. Guy Fischer. - Elle a raison.

 

Mme Muguette Dini. - J'ai été la seule à voter contre une disposition identique à propos des élections cantonales. Cet amendement machiste est scandaleux s'il est censé favoriser la parité ! (Applaudissements sur plusieurs bancs à gauche)

 

M. Christian Cointat. - Il y a plus d'hommes élus que de femmes : c'est un fait. On adopte un texte, non son objet.

 

J'ajoute que le suppléant est élu en même temps que le titulaire, à l'instar de ce qui se passe avec le scrutin de liste.

L'amendement évite les élections partielles et donne une chance à ceux qui veulent se présenter aux suffrages populaires. C'est un amendement de simplification et d'égalité.

 

M. Bruno Sido. - L'objet de l'amendement résulte d'une erreur matérielle, car le seul but est d'éviter les élections partielles. En cas de démission ou de décès, le (la) suppléant(e) occupe le poste.

L'amendement n°263 rectifié ter est adopté.

L'amendement n°246 rectifié est retiré.

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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /2010 10:17

 

Le texte sur la réforme territoriale substitue au terme "canton" le terme "territoire" qui sera la nouvelle appelation de la circonscription des conseillers territoriaux. Dans un souci de simplification, le sénateur Bruno SIDO et ses collègues Eric DOLIGE, Philippe LEROY, Christian PONCELET, André TRILLARD, Alain DUFAUT et Remy POINTEREAU ont souhaité reprendre le terme canton né pendant la période révolutionnaire. 

 

 

M. le président. - Amendement n°10 rectifié bis, présenté par MM. Sido, Doligé, Leroy, Poncelet, Trillard, Dufaut et Pointereau.

I. - Alinéa 2

Remplacer le mot :

territoires

par le mot :

cantons

II. - Alinéas 3 et 5

Remplacer le mot :

territoire

par le mot :

canton

 

M. Bruno Sido. - L'amendement qui vient de tomber était assez surprenant puisque ceux qui défendaient depuis des heures les conseils généraux et régionaux voulaient supprimer les conseils généraux, créés par Louis XVI.

 

M. David Assouline. - Cela ne lui a pas porté chance !

 

M. Bruno Sido. - Le canton était une circonscription électorale. Demain, on l'appellera territoire. Évitons que nos concitoyens perdent leurs repères ».

Au-delà de cette réforme majeure, changer de nom n'apporte rien. (Applaudissements à droite)

 

M. Jean-Patrick Courtois, rapporteur. - Je comprends la logique de M. Sido. Un canton, c'est une notion administrative et électorale.

La première doit demeurer, notamment les avantages liés aux chefs-lieux de canton. Les Français sont très attachés aux cantons. Il vaut mieux créer une circonscription électorale qui s'appelle « territoire » et conserver la notion de « canton ». Je souhaite le retrait.

 

 

M. Alain Marleix, secrétaire d'État. - Je souhaite aussi le retrait.

 

M. David Assouline. - Où est la simplification ?

 

M. Alain Vasselle. - J'approuve cet amendement. Pourquoi ne pas appeler le nouveau territoire canton ?

Le canton comme circonscription administrative n'existe pas. Il n'y a pas d'administration rattachée au canton. Certes, il y avait les juges de paix, mais ils ont disparu. Allons au bout de la réforme !

 

M. Alain Fauconnier. - Je propose de rajouter les paroisses !

M. Michel Mercier, ministre de l'espace rural et de l'aménagement du territoire. - Le canton est une circonscription électorale mais aussi une circonscription d'action de l'État. A l'heure actuelle, nous essayons de signer une charte avec les opérateurs du service public pour y maintenir la poste, la perception ou la gendarmerie. Supprimer le canton, ce serait priver de bases les services publics dans les territoires ruraux. (M. Alain Vasselle s'exclame)

Je comprends les intentions de M. Sido, mais il ne faut pas priver le canton comme base d'action des services publics en zone rurale.

 

M. Jean-Pierre Raffarin. - Il y aura donc un échelon de plus !

 

M. Jean Louis Masson. - Le canton n'existait que pour les juges de paix. Ils ont disparu ! Le canton n'a plus qu'une fonction : la circonscription électorale des conseillers généraux. Ce n'est pas une circonscription administrative, comme il a été prétendu. On a beaucoup modifié les cantons ces dernières années sans que cela ne change rien à la vie administrative.

Mais à partir du moment où on crée les conseillers territoriaux, il est normal qu'ils soient élus dans une circonscription appelée territoire. On se bat sur des riens ! Conservons un minimum de cohérence terminologique ! (Applaudissements sur divers bancs à droite)

 

M. Paul Blanc. - Au-delà des juges de paix, le canton était découpé en fonction de durée du trajet à cheval aller-retour jusqu'au chef-lieu de canton.

Dans mon département, nous avons le même nombre de conseillers territoriaux, mais certains cantons comptent 1 000 habitants et d'autres 20 000. Donc des cantons vont disparaître, ainsi que des chefs-lieux de cantons. Il faut négocier avec La Poste et la gendarmerie pour faire en sorte qu'elles maintiennent leur présence dans l'ancien chef-lieu de canton.

 

Mme Évelyne Didier. - La confiance règne ! (On le constate à droite) Jusqu'à présent, la notion

de territoire était générique. Ce ne sera plus le cas.

Nous allons avoir trois mots pour désigner des espaces géographiques sensiblement identiques : canton, territoire et communauté de communes. Les chefs-lieux de canton perçoivent une DGF accrue, qui n'est pas anodine. L'amendement veut apporter un peu de clarté à un texte dont le défaut initial est la création du conseiller territorial. (Applaudissements sur les bancs CRC)

 

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. - Vous voulez garder la fiction du chef-lieu de canton et vous assurez que les services de l'État sont organisés dans le canton. Mais ce n'est pas le cas.

M. Alain Marleix, secrétaire d'État. - Mais si ! Sortez de Paris !

 

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. - Vous avez dit que les conseillers territoriaux seraient élus dans des cantons élargis. Le mille-feuille devient un embrouillamini. Et pour La Poste, au chef lieu de canton, vous avez oublié la loi que vous nous avez fait voter ? Aux collectivités locales de payer pour le maintien des bureaux !

 

M. Nicolas About. - Nous souhaitions supprimer cet article, dans un premier temps, et nous avons estimé que l'amendement de M. Sido réglait le problème. On réalise des cantons homogènes nouveaux et on maintient les cantons pour préserver les avantages des chefs-lieux ? Je ne comprends pas.

Enfin, Monsieur Blanc, ce n'est pas le chef-lieu de canton, mais de département qui devait être joint dans la journée à cheval.

 

 

Je voterai l'amendement n°10 rectifié bis.

 

M. François Fortassin. - Nous sommes en plein débat sémantique. Aujourd'hui, le conseiller général est élu dans un canton. Conservons cette dénomination. Je soutiens cet amendement mais je dirai, en bon français, et par référence à Louis-Ferdinand Céline, qu'on fait de la sodomisation de diptère.

 

M. Jackie Pierre. - Si on conserve la dénomination « canton » pour la nouvelle circonscription, il faudra lui donner un nouveau nom.

 

M. Marc Daunis. - Hier soir, M. Longuet nous a tancés en nous reprochant de reprendre un débat de commission. Mais n'est-ce pas ce que fait la droite en ce moment ?

Ce débat illustre de façon caricaturale la réalité de cette loi : censée clarifier et simplifier, elle aboutit à une discussion sur l'ancrage d'un conseiller territorial sur un lopin de terre que nous peinons à dénommer.

Certains ont opposé hier les archaïques et les modernes ; aujourd'hui, le rapporteur nous invite à ne pas désespérer les chefs-lieux de cantons : c'est d'une très grande modernité !

En fait de simplification, nous avons supprimé le « pays », mais que de nouvelles notions ! Au lieu d'un mille-feuille -objet identifiable en pâtisserie-, nous avons désormais une chose informe, qui tient du pudding ou du flan.

Plutôt que de donner une image aussi déplorable du Sénat, supprimons cet article ! (Applaudissements sur les bancs socialistes)

 

M. Alain Fouché. - Le pays a donné satisfaction, en permettant de faire de bonnes choses.

Qu'est-ce qu'un territoire ? Rien de précis ou de concret. Il en va tout autrement du canton.

 

M. Bruno Retailleau. - Le canton est une circonscription électorale. Aujourd'hui, le conseiller général est élu dans un canton.

La modernité ne tourne pas le dos aux éléments de permanence. Vive les cantons de France !

 

M. David Assouline. - (M. Jean-Patrick Courtois, rapporteur, évoque les comices agricoles du XVIe arrondissement) Je ne suis peut-être pas un spécialiste des cantons, mais j'aime comprendre. En outre, mon métier était d'enseigner, notamment l'éducation civique. J'avais souvent du mal à expliquer aux enfants qu'un conseiller général est élu dans un canton. Demain, je parlerai des élus municipaux, des EPCI, des conseils généraux et des conseils régionaux ; je dirai que le conseiller territorial siège dans ces deux assemblées, mais que le canton est maintenu en raison des négociations conduites par M. Mercier pour maintenir un bureau de poste dans chaque chef lieu de canton.

Non, nous ne sommes pas spécialistes de ces tripatouillages qui ont pour objectif de reprendre des territoires à la gauche, et non de rationaliser la gestion des territoires.

 

M. Gérard Longuet. - Nous ne manquons pas ici de talents, mais il faut aussi des règles.

L'amendement n°10 rectifié bis a été déposé en commission, qui l'a repoussé. Nous pouvons refaire en permanence le travail en commission, mais au risque de décourager les commissions et de dénaturer la séance publique.

J'invite les élus du groupe UMP à respecter le travail de la commission.

Bien sûr, si le territoire s'impose, on nous proposera de le renommer « canton », mais dans notre pays conservateur fleuriront immédiatement des associations de défense pour le canton de Criquebeuf-le-Petit !

 

Mme Dominique Voynet. - Au lieu de clarifier le texte, le débat l'obscurcit. M. Mercier a présenté le canton comme une circonscription d'action de l'État. Je n'en avais pas l'impression jusqu'ici !

S'il s'agit de priver les territoires ruraux de services publics, l'heure est grave !

S'il s'agit simplement d'offrir une base à cet animal hybride appelé conseiller territorial, que le ministre s'explique !

 

 

 

M. Alain Marleix, secrétaire d'État. - Je ne pensais pas devoir défendre ici les chefs-lieux de cantons ! Les brigades de gendarmerie sont organisées en fonction des cantons. Idem pour les perceptions et les collèges. Si je devais être candidat aux élections sénatoriales de 2011, je ne critiquerais pas les cantons.

 

M. Bruno Sido. - Je ne pensais pas soulever pareil débat. Par discipline, j'estime, comme notre président de groupe, qu'un amendement repoussé par la commission ne doit pas être présenté en séance publique. Ce n'est pas le cas ici.

Le canton ne joue plus du tout son rôle d'antan ! Monsieur le ministre, il n'y a pas une brigade de gendarmerie dans chaque chef-lieu de canton, et encore moins un collège.

En définitive, le canton n'intervient que pour déterminer les circonscriptions législatives. Si l'on crée les « territoires » sans rien supprimer, on ajoute au mille-feuille. Dans mon département, on a spontanément parlé de « nouveaux cantons », pas de « territoires ». A force, les « nouveaux cantons » deviendront des « cantons », comme les nouveaux francs sont devenus des francs... Les Français sont tellement conservateurs dans l'âme qu'ils parleront de « cantons » même si nous écrivons « territoires ». (Applaudissements sur certains bancs à droite)

 

M. Jean-Jacques Hyest, président de la commission des lois. - Les nouvelles dispositions constitutionnelles ne semblent pas avoir été assimilées par certains... La commission n'a pas souhaité accepter votre modification à l'amendement de M. Portelli. Le mot « canton » serait source de confusion. Si l'amendement est voté, je n'en reviendrais pas.

 

M. Bruno Sido. - Votez-le !

 

M. Jean-Jacques Hyest, président de la commission des lois. - Je suis toujours l'avis de la commission. De façon générale, je souhaite que l'on ne reprenne pas le débat de commission. Nous avions un accord pour finir ce soir. (Approbations à gauche) Mon intervention aura donc eu une utilité.

 

M. Hugues Portelli. - J'ai déposé mon amendement pour définir la base électorale du conseiller territorial. Cette loi s'appliquera pour la première fois en 2014. D'ici là, des élections cantonales auront lieu : nous ne pouvons supprimer les cantons aujourd'hui.

Ce texte fait bouger les choses : bien des évidences d'aujourd'hui auront disparu demain. Je respecte les réalités rurales, mais en zone urbaine, nul ne sait ce que sont les cantons.

 

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat. - Avec le conseiller territorial, ils le sauront !

 

M. Hugues Portelli. - Dans notre société, les habitants ruraux sont très minoritaires. (On s'indigne sur les bancs CRC)

L'amendement n°10 rectifié bis n'est pas adopté

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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /2010 16:43

 

 

 

Le président du Conseil général souhaite la mise sous tutelle du département en refusant les propositions de la chambre régionale des comptes. Même ses collègues communistes de l’exécutif contestent un tel choix.

 

Mais le président ne poursuit toujours  qu’un but: faire parler de lui  et combattre le gouvernement. C’est un combat purement politicien, celui d’un députe socialiste en quête de reconnaissance auprès de sa hiérarchie, et non celui d’un président de Conseil Général responsable d’un département qui a besoin de calme, de règle et de légalité.

 

Il a d’ailleurs très clairement annoncé son choix de conserver son mandat de député en quittant celui de président du conseil général.

 

Avant de partir, il continue cette médiatisation payée par les habitants de Seine Saint-Denis en se servant des outils de communication du département.


Il va même jusqu’à déplacer la séance plénière du Conseil Général, qui se tient toujours le jeudi, au vendredi pour le motif écrit qu’il devra aller manifester la veille…

 

CP - 100611 - L'irresponsabilité de Claude Bartolone avant CP - 100611 - L'irresponsabilité de Claude Bartolone avant  

 

Ludovic Toro

Conseiller Général de la Seine-Saint-Denis

Président du groupe « Union pour la Seine-Saint-Denis » UMP-NC-DVD

 

Contact presse : Ludovic Toro – 06.35.02.16.22 – contact@ludovictoro.fr

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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /2010 19:59

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Monsieur le Président,

 

 

Vous avez,  personnellement, pris l’initiative de réunir les présidents de conseils généraux du groupe majoritaire de gauche le 23 juin 2010 en Seine-Saint-Denis pour évoquer les difficultés financières des départements et apporter un soutien aux démarches engagées par le Président du Conseil général de ce département.

 

Si je comprends que votre groupe travaille sur ces questions essentielles pour l’avenir des départements comme le groupe DCI l’a fait il y a déjà un mois, je m’étonne que le courrier d’invitation soit signé du Président de l’Assemblée des Départements de France (ADF). Cette manifestation n’est pas un évènement de l’ADF et n’est ouverte qu’aux présidents, membres du groupe majoritaire. La confusion créée est donc regrettable.

 

Si de nombreux départements connaissent des difficultés budgétaires importantes, seul le conseil général de Seine-Saint-Denis a voté un budget en déséquilibre. Je ne partage pas votre appréciation et votre volonté de soutenir ce type d’actions de défiance vis-à-vis de l’Etat qui ne participe pas à résoudre nos problèmes actuels mais crée du désordre et de l’agitation médiatique.

 

Les départements doivent aujourd’hui rechercher des solutions urgentes pour le bouclage des budgets 2010 et pérennes pour le financement des allocations universelles de solidarité. Ce travail ne peut se réaliser que par un dialogue constructif avec l’Etat. J’ai pris l’initiative d’écrire au Président BARTOLONE pour lui demander de réexaminer sa position et d’éviter que le Préfet de Seine-Saint-Denis n’exerce son pouvoir de substitution pour adopter un budget en équilibre.

 

Concernant les finances départementales, le groupe DCI réuni le 27 mai dernier en séminaire à Chartres a fait des propositions concrètes telle la création d’un fonds d’urgence alimenté notamment par les excédents du fonds national de solidarité active et de la CNSA, idée qui fait consensus au sein de l’ADF et que vous avez reprise dans les média. Nous avons aussi ouvert des pistes de réflexion pour le financement de la dépendance, en proposant notamment une nouvelle journée de solidarité, mais aussi la mise en place d’une part assurantielle....

 

Cette réunion du groupe majoritaire apportera sans nul doute de nouvelles pistes de réflexion qui pourront être abordées lors de notre prochain Bureau. L’Assemblée des Départements de France doit rester un lieu de débat et de dialogue, être une force de propositions et non de contestation.

 

Notre assemblée doit se préparer au chantier de la dépendance qui s’ouvrira en septembre, où elle doit jouer un rôle essentiel compte tenu de la connaissance par les départements de ce public fragile. Ce sujet pourrait être débattu lors notre congrès dans le Vaucluse en octobre prochain. Je tenais à vous faire part de ces remarques.

 

Dans l’attente de notre prochaine rencontre, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

                                                                              

 

 

Bruno SIDO

Sénateur de Haute-Marne

 

La lettre adressée

Lettre au Président de l'ADF Lettre au Président de l'ADF

 

 

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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /2010 19:54

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 Monsieur le Président,

 

 

 

Vous avez décidé de convier l’ensemble des présidents de conseils généraux de votre sensibilité à travailler le 23 juin sur les finances départementales en Seine-Saint-Denis, de manière similaire, au séminaire organisé par le groupe de la droite du centre et des indépendants le 27 mai dernier à Chartres en Eure-et-Loir.

 

Je comprends cette initiative et ne doute pas qu’elle enrichira le débat au sein de l’Assemblée des Départements de France, lieu de réflexion et de débats de nos collectivités. Notre association républicaine doit rester une instance de dialogue avec le gouvernement et être source de propositions.  

 

Ce rassemblement ne manquera pas de vous apporter un soutien suite à l’adoption de votre budget en déséquilibre, qualifié de « budget de révolte » dans votre communiqué de presse. Je tiens à vous exprimer ma désapprobation vis-à-vis de cet acte.   

 

De nombreux départements connaissent des difficultés financières du fait du financement non assuré de la décentralisation sociale. Si je ne sous-estime pas celles de votre département, d’autres collectivités sont soumises à des contraintes comparables. Si elles vous suivaient, notre République serait déstabilisée et la question du maintien de la décentralisation serait posée.

 

Aujourd’hui il serait regrettable de poursuivre dans cette attitude de défiance. Je vous demande, Monsieur le Président, de bien vouloir réexaminer votre position. Je crois par ailleurs souhaitable d’éviter que Monsieur le Préfet ne puisse se substituer à vous, pour l’image de l’ensemble des départements de France.

 

L’Etat et les départements, plus que jamais, doivent travailler ensemble et trouver des solutions de financement pérenne aux  allocations universelles de solidarité, notamment à l’APA mise en place par le gouvernement de Lionel JOSPIN auquel vous avez appartenu.

 

 

 

 

Si le dialogue entre l’Etat et les départements n’est parfois pas simple et mérite d’être amélioré, il faut éviter de prendre des actes de nature à détériorer nos relations, et à entrainer une situation de crise dans la période actuelle où nous sommes déjà confrontés à de multiples difficultés.

 

Vous remerciant de l’intérêt porté à ces remarques, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

                                                                                 

Bruno SIDO

 

 

Lettre envoyée

Lettre à Claude BARTOLONE, Président du Conseil général Lettre à Claude BARTOLONE, Président du Conseil général

 

Par Groupe DCI de l'ADF - Publié dans : Vie politique
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /2010 10:23

 

 

Le Président LEBRETON reprend l'idée d'une utilisation des excédents des fonds destinées aux allocations sociales. Il s'inspire donc des conclusions du séminaire de du groupe DCI de Chartes.

 

"Un fonds d’urgence alimenté par des excédents

En attendant la réforme de la dépendance, seul moyen d’assurer à terme l’avenir des départements, les présidents demandent qu’un fonds d’urgence soit mis en place pour le bouclage des budgets 2011 alimenté notamment par les excédents du fonds national de solidarité active et par une meilleure utilisation des crédits de la CNSA. Ce dispositif devrait être ouvert à tous les départements qui s’engageraient dans une démarche contractuelle avec l’Etat en échange d’engagements d’optimisation de la dépense locale hors allocations universelles."

 

 

 

Article du Figaro du 19 juin 2010

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Le conseil général de Loire-Atlantique accuse l'État de lui devoir près de 500 millions d'euros. 

Mis à rude épreuve par la crise, les départements sont tentés de se retourner contre l'État. L'objet du litige : avec la décentralisation, l'État a transféré des compétences aux départements - notamment le RSA, l'allocation personnalisée autonomie (APA) pour les personnes âgées et la prestation de compensation du handicap (PCH) - sans leur assurer des ressources suffisantes.

«En Loire-Atlantique, les coûts non compensés, qui concernent les prestations sociales mais aussi les transferts de personnel ou les services d'incendie, se montent, depuis 2002, au minimum à 393 millions d'euros et au pire à 521 millions. C'est beaucoup, comparé à notre budget annuel de 1,2 milliard», explique le président PS du conseil général Patrick Mareschal. Qui précise que ce chiffrage est issu d'une mission menée par des élus de droite et de gauche. L'APA explique l'essentiel du décalage : la dépense est passée de 54 millions en 2003 à 77 millions en 2009, tandis que le financement concédé par l'État stagnait à 27 millions.

Au niveau national, l'Assemblée des départements de France (ADF) a calculé qu'en 2009 les départements ont versé 12,4 milliards d'APA, de RSA et de PCH mais n'ont reçu que 7,8 milliards de compensations. Ils ont donc payé 4,6 milliards. En 2010, ce sera 5,5 milliards. Rien d'étonnant : entre la crise et le vieillissement, les dépenses sociales croîtraient de 4 % à 10 % cette année, selon l'Observatoire de l'action sociale décentralisée, après une hausse de 6,3 % en 2009.

 

Autre journée de solidarité 

 

«Ces 5,5 milliards ne sont pas une dette de l'État envers nous. Car il ne s'est jamais engagé à compenser toutes les allocations», estime Bruno Sido, sénateur UMP de Haute-Marne et secrétaire général de l'ADF. Le conseil général de Loire-Atlantique ne voit pas les choses ainsi et s'apprête à attaquer l'État. «D'ici l'été, nous allons saisir les tribunaux administratifs, qui soulèveront devant le Conseil constitutionnel la question de la constitutionnalité des dispositifs de financement», déclare Patrick Mareschal. Le fait que la Seine-Saint-Denis et la Saône-et-Loire aient fait condamner l'État sur un thème plus limité, la protection de l'enfance, encourage les vocations. Et la promesse de François Fillon de réformer la dépendance, et donc l'APA, d'ici à la fin de l'année, n'a pas rassuré les élus. L'ADF préfère jouer, pour l'instant, la carte du Parlement. «Nous déposerons une proposition de loistipulant que l'État doit assurer la compensation avec des recettes pérennes et durables», précise son président PS, Claudy Lebreton. Plus concrètement, l'ADF demande à récupérer dès cette année un milliard de crédits non utilisés stagnant dans des caisses sociales. Les élus de droite ont, eux, une autre idée : «Créons une autre journée de solidarité, en plus du lundi de Pente­côte», propose Bruno Sido

Par Groupe DCI de l'ADF - Publié dans : Finances
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /2010 18:54

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Anne d’ORNANO, Présidente du Conseil général du Calvados et Bruno SIDO, Secrétaire général de l’Assemblée des départements de France, présents au Bureau exceptionnel, de l’Assemblée du 15 juin 2010  y ont salué  la prise en compte des difficultés financières des départements par le Premier ministre et l’ouverture prochaine du chantier de la dépendance.

 

Si les présidents présents se sont prononcés pour la prise en charge de l’intégralité des dépenses du Revenu de Solidarité Active et de la Prestation de Compensation du Handicap par la solidarité nationale, la situation est différente pour l’APA. Les présidents du groupe de la Droite du Centre et des Indépendants  (DCI) se sont prononcés en faveur d’une amélioration significative de la couverture de l’APA sans aller jusqu’à demander une prise en charge intégrale par l’Etat.

 

Si cette prestation a été mise en place par le gouvernement de Lionel JOSPIN en 2001, les recettes affectées à cette charge nouvelle se sont révélées largement insuffisantes et sont responsables en grande partie des difficultés actuelles des départements. Près de 4.1 milliards d’euros sont à la charge exclusive des départements.

 

Pour cette allocation, Anne d’ORNANO, Bruno SIDO et les présidents du groupe DCI apportent leur soutien au Premier ministre qui a annoncé le 1er juin dernier, lors de sa rencontre avec les membres de la commission exécutive de l’ADF, conformément au souhait du Président de la République, de revoir entièrement le mode de  financement de cette prestation à destination de nos aînés. Le chantier de la dépendance qui s’ouvrira à l’automne doit apporter des solutions de financement pérennes.

 

Le groupe DCI salue l’engagement du Premier ministre et du gouvernement de traiter ce sujet aussi complexe que déterminant dans des délais brefs. Cette prestation en faveur de nos aînés est essentielle et les besoins sont de plus en plus importants en raison du vieillissement de la population. Sans réforme de la dépendance, les départements n’auront plus la capacité de faire face à cette dépense obligatoire.

 

Par Groupe DCI de l'ADF - Publié dans : Handicap, dépendance
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